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Développement durable,  Ecologie / nature / Biodiversité / Animaux / Climat ,  Culture scientifique et humanités
Publié le 15 mai 2019 | Mis à jour le 17 mai 2019

Comment parler des changements climatiques ? En saupoudrant un peu partout.

Le plessage est une technique traditionnelle de taille et tressage des haies vives afin de créer une clôture végétale naturelle. / Crédit : Thomas Bouchet

Le plessage est une technique traditionnelle de taille et tressage des haies vives afin de créer une clôture végétale naturelle. / Crédit : Thomas Bouchet

Nous sommes au cœur de la période de stage. Les observations ethnographiques et les entretiens/conversations avec les acteur.trices de l’éducation à l’environnement s’enchaînent, révélant les difficultés qu’i.elles rencontrent pour aborder la problématique des changements climatiques.

Il n’est guère possible de parler (espérons que ça change !) des changements climatiques frontalement. Le thème est trop lourd, anxiogène, pas assez vendeur (à contrario d’approches plus romantiques de l’environnement, dans lesquelles la nature est un échappatoire social, source infinie de poésie) mais il forme pourtant la toile de fond sur laquelle nous avançons.

Cependant, des “prises”1  que je n’avais pas imaginées, me sont présentées par les éducateur.trices : trame verte, bleue et noire ; îlots de chaleurs urbains ; préservation des haies grâce à la technique du plessage ; visite de tourbières et de mares, phénologie… Les entrées thématiques sont nombreuses, les supports divers et potentiellement multipliables à l’infini et heureusement !

Il faut ruser, “saupoudrer les animations d’informations sur les changements climatiques” comme le dit une animatrice, pour donner envie, intéresser et sensibiliser. Sans quoi, le public ne se montre guère… Paradoxalement, à chaque sortie, les participant.es posent une foule de questions sur le sujet.

Comment passer d’échanges informels à une mise en avant formelle, assumée ?

Thomas Bouchet

1 : La notion de “prise” est à entendre au sens de la prise d’escalade. Pour le grimpeur, la prise est une forme en saillie ou en creux, qu’il utilise pour progresser sur la paroie, en s’y accrochant ou s’y appuyant. En sociologie pragmatique, la “prise” sert à désigner un concept sur lequel peut s’appuyer la pensée pour faire progresser la réflexion, parler d’un sujet.